Etre photographe en 2021 ?
Depuis quelques années, la photographie professionnelle arrive à s‘équilibrer. De nouveaux photographes arrivent, souvent sous statuts d’auto-enttreprise, d’autres passent de ce statut à celui d’artisans et les retraités (souvent hostiles au statut d’AE à l’origine) partent à la retraite sous ce statut afin de continuer de travailler.
2020, année de la crise sanitaire de la COVID 19.
Comment fournir des emplois à tout ces gens qui arrivent sur le marché ?
Photographe : 1er métier préféré des français …
Nul doute qu’il existe une forte possibilité d’avoir de nouveaux photographes qui vont arriver sur le marché professionnel de la photographie.
- Des élèves sortant d’écoles de photographie, aptes à faire des photographies de qualité et inaptes à gérer la partie économique de l’entreprise.
- Des passionnés, pensant « avoir le niveau », qui penseront que photographe, c’est cool.
- Des opportunistes, maitrisant la communication et la partie gestion, pour qui la photographie ou la plomberie, c’est pareil, il y a de l’argent à y faire.
Nous allons devoir les accueillir. Nous allons devoir les former. Nous allons devoir les diriger vers les centres de formations aptes à les aider, à les faire grandir et à ne pas les laisser jouer aux chiens fous dans un jeu de quilles sous peine de voir le marché de la photographie souffrir encore. Ces centres de formations ? Regard d’auteurs, l’atelier de Charles, l’AFMI, Ama Conseil … autant de centres aptes à les aider à se placer, à se poser et à pouvoir vivre de ce métier.
Mais ce sont aussi tous les photographes de France, déjà installés et qui fonctionnent bien qui doivent soit informer, former ou diriger vers les bons interlocuteurs
Avez vous le niveau technique pour répondre aux demandes de vos futurs clients ? Si vous savez juste utiliser ton appareil, il vous reste un énorme chemin à parcourir.
Etre photographe indépendant, c’est être un technicien de haut niveau, un artiste et un gestionnaire.
Technicien :
Maitriser son matériel photographique, les choix des optiques, les compromis vitesse/diaphragme/Iso, les éclairages, les types de modeleurs, le traitement des images (photoshop, Capture One, Lightroom, Illustrator, In design …) et la finalité (fichiers, impression …)
Artiste :
Connaitre les règles de composition pour savoir les rejeter si nécessaire. Savoir placer les gens, les diriger, gérer les détails, les postures, la psychologie, le symbolisme. Apporter sa touche personnelle à une image qui ne serait que « technique ».
Gestionnaire :
Etablir un prévisionnel, gérer sa communication et savoir chiffrer le coût d’un travail par rapport à vos propres besoins et coût de fonctionnement. Déclarer ses revenus, payer ses charges, envisager l’avenir. Faire perdurer une entreprise passe obligatoirement par la gestion. ATTENTION : en aucun cas cela ne peut être : je prends les chiffres des confrères et je les adapte à mon travail…
Donc, Mesdames et Messieurs qui voulaient être photographes, (et ceux qui veulent le rester) la photographie professionnelle est prête à vous accueillir mais vous devez être prêt à relever ces chalenges sinon, vous ne vivrez pas de votre travail.
Stéphane Riou
Président de la Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle