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Septembre, la reprise ?

6 août 2021 par
C.S.P.P.
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Après une année 2020 difficile, un début d’année 2021 compliqué, qu’en est-il des perspectives et des prospectives sur la rentrée 2021 et l’année 2022.

La CSPP vous présente les différentes solutions pour une reprise réussie après ces périodes difficiles et instables. Qu’en est-il du plan de reprise gouvernemental appliqué à nos métiers.

Quels sont les risques à envisager pour la reprise de septembre ?

  • une explosion des contaminations
  • une dépression sociale
  • une rentrée sociale compliquée

L’explosion des contaminations :

L’explosion des contaminations est déjà là. Le mixage des populations a fait son œuvre pendant le mois de juillet, contraignant certaines régions à repasser en mode confinement, d’autres à simplement renforcer les mesures de bases. Nous pouvons constater aussi que, contrairement au début juillet où l’idée de mesures restrictives étaient très mal perçues des usagers, les décisions de port de masque dans la rue ont été mieux acceptées sur ce début août, montrant peut-être une prise de conscience individuelle, si ce n’est de masse.

Certains préfets ont mis en place des mesures contraignantes (couvre-feu, fermeture des lieux de rassemblements…). Dans les iles des Antilles, le confinement reste la mesure la plus importante mise en place, certainement due au fait d’un rejet global de la vaccination dans ces territoires.

La reprise dans les territoires sera proportionnellement liée aux taux de vaccination de ces régions.

Au 25 juillet, les proportions étaient les suivantes pour vos régions :

La Réunion était à 38%
Les Antilles à environ 22%

Ile de France 59,3%
Hauts de France 53,4%
Bourgogne Franche Comté 60,8%

On peut espérer une immunité relative, ou du moins un contrôle de l’expansion, à partir de 60%.

Nous ne sommes pas dans des zones réfractaires et cela pourra jouer de manière extrêmement importante sur les décisions des préfets. Nous avons peu à craindre d’un re-confinement en cas de montée des contaminations mais plus à devoir mettre en place les stratégies liées au pass vaccinal.

Une dépression sociale

Il y a eut beaucoup de départ en vacance sur juillet. A défaut d’une météo clémente dans bien des régions, les vacanciers ont pu bénéficier d’une liberté importante pour leurs vacances et « profiter » un peu de celles-ci. Leur moral, en globalité, sera plutôt bon pour la rentrée.

Reste à voir la population en vacance en Août. Les restrictions peuvent créer un état de morosité global avec une impression de « vacances ratées ». Même en pleine crise l’année dernière, les vacances avaient été préservées. Les communications doivent être axées sur des messages positifs afin de contrebalancer cet impression, certes relative, mais pouvant créer un ralentissement dans les prises de décisions. On peut, peut-être, au contraire, mettre en avant l’idée loisir et bien-être de notre travail, de nos studios.

Une rentrée sociale compliquée

Le jaune pourrait être une couleur dominante à la rentrée, et pas forcément sur les arbres. De nouveaux amalgames se font entre les revendications des gilets jaunes et les réfractaires à la vaccination. On trouve, parmi ceux là, quatre types distincts :

  • Les réfractaires de principes à toute vaccination, pré-existants à la crise Covid 19
  • Les réfractaires inquiets qui aimeraient attendre la fin des tests habituels des vaccins (10-15 ans)
  • Les réfractaires politiques pour qui ne pas se faire vacciner est un acte de défiance au gouvernement
  • Les non-concernés car pas les cibles naturelles du virus

Les premiers resteront les plus réfractaires, quelles que soient les conditions sociales, leur choix étant fait sur des raisons réfléchies généralement, qu’elles soient religieuses ou cartésienne.

Le deuxième type sera sensible à la communication et pourront être convaincus naturellement une fois l’inquiétude affaiblie par le nombre de vaccinés.

Le troisième et quatrième groupe seront forcés par la coercition, les limitations de leur vie sociale par la mise en place du pass sanitaire. Les non-concernés pourront aussi changer d’avis par la baisse en âge des victimes des nouveaux variants. Par contre, avant d’accepter, contraints et forcés, ils peuvent être sources de trouble et de désordre sociétal.

Je suis, personnellement, plus inquiet par la rentrée sociale compliquée que par la reprise des contaminations, même si celle-ci n’est pas à minimiser.


Nos offres de rentrées devraient être orientés plus sur du pratique (offre professionnelle, rentrée des classes …) que sur de l’affectif. Celui ci devrait être réservé après la reprise de septembre, vers octobre. C’est un peu en opposition avec le deuxième point pour lutter contre la morosité.

La rentrée scolaire ne devrait pas être affecté notablement par la reprise de l’épidémie. Le pass sanitaire ne serait pas appliqué à l’école. (vu qu’il n’y a pas de vaccins pour les petits…) Par contre les campagnes de tests scolaires devraient continuer.

La rentrée sportive devrait, malgré les restrictions et les difficultés de fonctionnement des clubs cette année être boostée par les très bons résultats olympiques sur les sports de groupe (sports d’équipes hand, basket …) et les sports martiaux (karaté, judo …) Certainement un terrain a développer pour nos activités.

Le plan de relance et la photographie professionnelle :

Différentes actions du plan de relance peuvent impacter positivement nos activités.

Accompagnement des associations sportives locales

  • Associations
  • Soutien de l’activité

Cette mesure consiste à soutenir les actions menées par les associations sportives locales en vue d’augmenter le nombre de pratiquants de 3 millions d’ici les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

Activité partielle de longue durée (APLD)

  • ETI
  • PME
  • TPE
  • Emploi et formation

Si votre entreprise est confrontée à une réduction durable de son activité, après signature d’un accord collectif, vous pouvez diminuer l’horaire de travail de vos salariés et recevoir pour les heures non travaillées une allocation.

L’accord a été signé au mois de juillet pour les branche de la photographie.

Bon, vous n’avez pas de salariés ? OK. Mais les entreprises avec qui vous travaillez en ont et pour eux, cela veux dire une baisse des charges salariales qu’ils n’auront pas à compenser par des baisses des charges de communication (photographie par exemple).

Il y a bien des aides qui, même si elles ne concernent pas directement notre métier, concernent des entreprises qui peuvent être nos clients et auront les moyens de nous rémunérer. J’aurai l’occasion de vous les présenter en détails très prochainement afin de voir les directions de prospections possibles dans le but de faire évoluer nos activités.

Je suis plutôt positif pour la reprise de septembre (oui, cela change) même si je ne pense pas que ce sera des plus simple.

cordialement,

Stéphane Riou
président de la Chambre Syndicale de la Photographie Professionnelle

C.S.P.P. 6 août 2021
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